"Bonjour Lucky"

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Informations sur l'uvre:
Artiste : Marc Gingras
Technique : Acrylique sur toile
Format : 12 x 16
Prix : Collection particulière
Mars 2003-60-006
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L'histoire derrière "Bonjour Lucky":
Cette toile réfère à la chance donnée à chaque levée du soleil, d'y voir l'entrée en action des différentes forces de mère Nature.
En effet, dès les premières lueurs du soleil levant, le Maître-Coq sonne le clairon du ralliement général d'animation des activités journalières du monde végétal, animal et humain.
Dans les moeurs populaires, il est très généralement reconnu que posséder un coq, est un gage de grande chance, d'énergie et de prospérité pour ceux qui le côtoient.
En relation avec cette oeuvre, une talentueuse écrivaine et poète française Renée-Jeanne Mignard, décrit très bien cette toile avec sa ravissante et délicieuse fable suivante: "Le petit coq".
Ayant sa généreuse autorisation, voici ci-après transcrits pour le bon plaisir des visiteurs, les péripéties du vaillant "Petit coq" . . .
Mme R.-J. Mignard est aussi l'auteure de multiples autres écrits et fables inspirés, auxquels nous avons accès sur le site qui suit.
http://www.reneejeannemignard.net/
Le petit coq,
L'était un petit coq, dans une basse-cour,
Qui claironnait gaiement, dès le lever du jour.
Dressé sur ses ergots, la crête vers le ciel,
Il lançait aux échos son vigoureux appel.
Tous ses cocoricos excédaient les voisins,
Qui vouaient aux enfers le réveille-matin,
Pestant jour après jour contre le volatile,
Dont le talent vocal leur échauffait la bile.
Ils allèrent se plaindre à la gendarmerie,
Firent des pétitions auprès de la mairie,
Demandant qu'on châtie le vil propriétaire,
Et que le malfaisant, vite l'on fasse taire.
Mais le rendre muet n'est pas chose commode.
Il n'y a pour cela ni règle, ni méthode.
Alors, chaque matin, le bruyant coquelet,
Pas complexé du tout de zèle redoublait.
Lors un petit garçon enfin eut une idée.
Il partit en forêt, tout seul, à la rosée,
Sous le ciel bleu lavé d'une journée d'automne
Avec une cassette et un magnétophone.
Puis il enregistra, dès le soleil levé
Les plus beaux chants d'oiseaux que l'on puisse rêver.
Le lendemain matin, à la pointe du jour,
La cassette il joua près de la basse-cour.
Ce furent triolets, gazouillis, roucoulades,
Trilles, pizzicatti, vocalises, roulades.
Chantecler, alerté par ces nobles échos,
Entonna sur le champ son piètre bel canto.
Mais il dut malgré lui bien vite constater
Qu'avec ces ténors là, il ne pouvait lutter,
Car plus il essayait d'égaler leurs prouesses,
Plus il réalisait sa propre maladresse.
Il lança un dernier petit couac éraillé,
Puis courut se cacher au fond du poulailler,
La tête vers le sol, et portant bas la crête,
Devant l'hilarité de toutes les poulettes.
Et notre petit coq, dépité et confus,
Jura que désormais, il ne chanterait plus !
Renée Jeanne Mignard
Ajouté
le samedi 22 mars 2003 - 7h03
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