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À l'aube de la vie

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Informations sur l'uvre:
Artiste: Nicole Parent
Technique : Acrylique sur toile
Format : 16 x 20
Collection familiale Martine Gingras
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L'histoire derrière À l'aube de la vie:
Chaque étape de la vie amène un commencement, une renaissance, une vie nouvelle. Je dis souvent, tant qu’il y a de la vie, une personne s’actualise dans ses choix.
Chaque personne a reçu des talents à sa naissance et elle a comme première responsabilité de les faire fructifier. Dans sa prescience divine, le Seigneur, sans doute, prépare à chaque être venant en ce monde un nid, un berceau, un habitat et un père présent à sa famille. Il a prévu un village, un foyer, une mère sainte pour contrebalancer ce qu’une famille ne choisit pas toujours de vivre. Chaque événement offre des opportunités nouvelles et l’accueil de ce opportunités amène la créativité et les changements dans la vie selon l'attitude choisie.
Cette toile me ramène à la chanson « Moi, mes souliers », paroles et musique: Félix Leclerc 1951:
http://profenligne.cam.org/souliers.ram
« Moi, mes souliers ont beaucoup voyagé, ils m'ont porté de l'école à la guerre, j'ai traversé sur mes souliers ferrés le monde et sa misère. »
Ces sages paroles ont une très grande portée pour moi. En effet, quand nous entrons à l’école, nous entrons dans une certaine jungle où tout se vit: entraide, complicité, guerre de territoires, etc. et le monde du travail a bien ses duretés. Porter la misère du monde sur ses épaules, non. Aider au bon moment et être facilitateur, oui, le temps nécessaire seulement.
« Moi, mes souliers ont passé dans les prés, moi, mes souliers ont piétiné la lune, puis mes souliers ont couché chez les fées, et fait danser plus d'une. »
Que de fêtes et réjouissances sur notre continent nord-américain. Quand nous prenons conscience des facilités que nous possédons, une personne peut tout faire, tout vivre ce qu’elle veut, et cette personne n'a pas assez d'une seule vie pour tout vivre.
Quatre-vingt ans c'est vite passé! Il s’agit de se donner un cadre de référence convenable pour vivre dans la société, en faisant sa part pour les autres. La conscience est bon guide et faire du mal aux autres, c’est se faire du mal à soi. Aider au bon moment, c’est s’aider personnellement. Cette loi des échanges est naturelle et universelle.
« Sur mes souliers, y'a de l'eau des rochers, d'la boue des champs et des pleurs de femmes, j'peux dire qu'ils ont respecté le curé, l'pays, l'bon Dieu et l'âme. »
Je n’ai jamais eu peur de me salir les mains, ni de salir mes souliers à talons hauts que j’ai toujours aimés porter pour souligner ma féminité. Quand la cause est bonne et respectable, qu’elle respecte les droits et libertés de la personne, j’en suis et avec sagesse. Je ne me laisse pas entraîner par des manipulateurs de pouvoirs.
À travers ces années, j’en ai vu des sources vives, des mensonges, de la saleté et des gens traîner des personnes dans la boue, en travaillant sur les impressions. J’en ai vu des pleurs de femmes, des enfants esseulés; je les ai ramenés à leur âme quand j’en avais la responsabilité. Quand une âme souffre, c’est qu’elle a quitté ses idéaux, ses valeurs. Alors, ne pas se laisser distraire par les apparences trompeuses.
Il y a une fable de Lafontaine qui parle du Renard et du corbeau, que de fois le morceau de fromage est convoité. Tombera-t-il! J'en ai aussi vu des gens bons, responsables, aidants, serviables et aidant sans le dire et sans leur nuire.
« S'ils ont marché pour trouver l'débouché, s'ils ont traîné de village en village, suis pas rendu plus loin qu'à mon lever, mais devenu plus sage. »
Chaque personne a une mission à accomplir et cela toute sa vie, c’est ce que je crois. Contrairement à Félix, je crois avoir avancé et tout comme lui, avoir fait des actions responsables avec sagesse quand c’était mon devoir de le faire et je l'ai toujours fait et le ferai toujours.
« Tous les souliers qui bougent dans les cités, souliers de gueux et souliers de reine, un jour cesseront d'user les planchers, peut-être cette semaine. »
La mort arrive pour tout le monde tôt ou tard. Elle ne choisit ni le pauvre, ni le riche, ni la race, ni le sexe. Elle arrive quand c’est le temps d’arriver.
« Non, mes souliers n'ont pas foulé Athènes, moi mes souliers ont préféré les plaines, quand mes souliers iront dans les musées, ce s'ra pour s'y, s'y accrocher. »
Moi mes souliers ont préféré la liberté et dans ce cheminement entre des personnes, je crois avoir fait ce que j’avais à faire. Je n’ai aucun regret. Il y a des gestes que je poserais autrement et j'ai encore du temps pour les poser autrement.
Au paradis, paraît-il, mes amis, c'est pas la place pour les souliers vernis, dépêchez-vous de salir vos souliers, si vous voulez être pardonné, si vous voulez être pardonné. .
Voilà venu le moment de la récolte! ( Une toile traitera de ce sujet). Elle est en abondance et je l’accueille avec allégresse. Marc et moi continuons notre évolution et notre vie en s'entraidant comme nous avons toujours su le faire. Je l'aime comme il est, ce qu'il fait est bien fait, et vivre à ses côtés est facile.
Ajouté
le mardi 20 août 2002 - 17h12
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