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Compagnonnage

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Informations sur l'uvre:
Artiste : Nicole Parent
Techniques : Peinture sur bois oval
Format : 10 x 20
Prix : Collection Robert Ratelle
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L'histoire derrière Compagnonnage:
Le compagnonnage s’appuie sur des valeurs profondes. La communication se fait librement, dans la sécurité, le respect et la reconnaissance sociale.
Chaque être apprend sous les responsabilités des adultes : des façons d’être, d'apprendre à penser, à s’ouvrir, à développer l’estime de soi, la fraternité, la solidarité, la loyauté, à comprendre les règles des êtres différents par la pratique de ses devoirs et de ses engagements. Engagements d'abord envers soi-même. Ces êtres se côtoient. Des personnes, des animaux, des plantes vivent ensemble. On vit dehors durant le jour, dans les champs, au jardin, dans les bois, à la ferme, dans la cour. On se retrouve à l’heure des repas et ceux-ci sont simples et peu transformés.
Chacun amène sa contribution. Les attentions et les soins à s’apporter mutuellement occupent le plus clair du temps. Sur la ferme une variété d’animaux domestiques; chacun ayant son utilité : les moutons donnent la laine et on les tond au printemps, plusieurs cochons, lapins, poules, bœufs pour se nourrir. Les chiens pour aviser des dangers, les chats pour manger les souris. Le cheval et le boeuf soutiennent les lourdes tâches. Le travail assure la sécurité et le respect entre chaque vie.
Des soirs, exténués, après le laborieux travail et les jours de fêtes, on se retrouve pour échanger, chanter et jouer.
Chez nous, le piano était la base d'accompagnement pour les chants, le violon, la guitare, la musique à bouche et l'accordéon; c'était selon les goûts du moment et les occasions. Nous organisions aussi des danses à "set carrés" et des chansons à répondre . . .
Pour survivre, on s'échange aussi des services entre voisins. Les familles fourmillent de plusieurs bambins. La dureté de la vie amène l’entraide; on s’échange des biens et des services. On fait ensemble les moissons, le battage, le bois de sciage, etc. On tient compte du temps, des saisons, des lunes. La maladie, la vieillesse, les malheurs demandent une organisation sociale et une fraternité. Elles font partie de notre vie. L'esprit de nos ancètres habitent nos familles.
Le goût de l’art et du bel ouvrage constituent une base du savoir respecté. Les secrets d’un métier se transmettent par lègues familiaux. L’apprenti fait ses essais guidés. La différence appartient à chacun et le droit de l’être se traduisent par la reconnaissance du consentement aux règles communes. L’expérience de la mobilité et de l’adaptabilité s’acquièrent dans le quotidien. Les gens s’efforcent d’associer l’être au métier et l’utilité pour la société. Le jugement social se fait lors du compagnonnage. Le comportement quotidien : façon de vivre les difficultés, les réussites, la patience, la ténacité dans le travail, l’engagement et la paix personnelle.
L’être de chacun devient et sa conscience s’ouvre à l’univers.
Ajouté
le dimanche 5 août 2001 - 9h48
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